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Oppidum de la Dame

L’oppidum de la Dame de Bruyès

Site de la dame de Bruyès, vu du ciel
Site de la dame de Bruyès, vu du ciel
Nom Antique : Brugetia
Peuple: Volques Arécomiques
L’oppidum de la Dame de Bruyès est en relation directe avec l’agglomération romaine des Claparèdes située 1500 m plus au sud. Le sommet aplati de la colline de la Dame de Bruyès est occupé au nord par un oppidum dominant le ruisseau Bourdiguet. Sept murs concentriques entourent la colline du côté sud et épousent les courbes du terrain. Ces murailles se réunissent entre elles et enferment une superficie d’un hectare. L’une d’elle est une véritable muraille cyclopéenne en pierre sèche d’une hauteur d’environ 4 m.
Vestiges de l'oppidum
Vestiges de l’oppidum
Le sommet de la butte nivelé est entouré d’une enceinte à peu près circulaire où était bâtie une chapelle avec une nécropole que l’on datait d’abord comme étant romaine mais qui plus vraisemblablement serait attribuée au XI° siècle. A quelques mètres existe une seconde enceinte avec mortier et vestiges d’habitation, un chemin aménagé dans le roc permettait d’aller puiser l’eau dans le ruisseau en contrebas.

vestiges : oppidum de la Dame
vestiges : oppidum de la Dame
vestiges : oppidum de la Dame
vestiges : oppidum de la Dame
un talus à l'oppidum de la Dame
un talus à l’oppidum de la Dame

Amiral de Bruyès

Amiral François Paul de Brueys d’Aigaliers

« Sous l’actuel village de bourriquet, se dresse un gros mas, en contrebas de l’oppidum de la Dame, d’origine chevaleresque. Il a produit des officiers supérieurs de terre et de mer, et un contre-amiral célèbre, qui périt glorieusement au combat d’Aboukir en 1798 ; l’Amiral François Paul de Brueys. »

Le Comte de Brueys François Paul d’Aigaliers est né le 12 février 1753 à Uzès (paroisse de Saint Julien). Il est le fils du Baron François Gabriel de BRUEYS d’Aigaliers, Capitaine au régiment de Forez, Chevalier de Saint-Louis et de Marie de VIVET de Servezan. Il fait ses études à Beaucaire puis à Uzès et s’engage dans la Marine à l’âge de 13 ans. Il part au Levant (Syrie, Liban, Iran) comme volontaire sur le vaisseau le Protecteur. Ensuite, il devient Lieutenant de la Marine royale sous l’Ancien Régime et participe à la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Au commencement de la révolution, quoique noble, il n’émigre pas, et, est promu Capitaine de vaisseau à la fin de 1792.

François Paul de Brueys d’Aigalliers, vice-amiral français.
François Paul de Brueys d’Aigaliers, vice-amiral français.
Il a le commandement d’un vaisseau qui fait partie de l’escadre conduite par le Contre-amiral Truguet (commande les forces navales de la Méditerranée) sur les côtes de Naples et de Sardaigne. Frappé par la loi qui excluait les nobles des emplois civils et militaires, il est destitué en 1793. Il est rappelé sous le ministère de Truguet. (Ministre de la Marine et des Colonies du Directoire du 4 novembre 1795 au 15 juillet 1797) et réintégré en 1795.

Il est nommé Major Général sous le commandement de l’Amiral Justin Bonaventure Morard de Galles pendant l’expédition d’Irlande en 1796.  Promu contre-amiral en novembre 1796, Truguet lui donne l’ordre d’aller croiser dans l’Adriatique, mais lorsqu’il arrive à Venise, la paix avec l’Autriche a été conclue (Traité de paix de Campo Formio signé le 17 octobre 1797).

Portrait de François Paul de Brueys d'Aigaliers – Musée Uzès
Portrait de François Paul de Brueys d’Aigaliers – Musée Uzès

De ce fait, il fait voile vers les îles Ioniennes, et est obligé, pour y rester un certain temps, d’avoir recours à Ali Pacha de Janina (qui est le gouverneur de la région de l’Épire pour le compte de l’Empire ottoman). Il s’empare des îles ioniennes et des navires vénitiens mouillés à Corfou puis retourne à Toulon. Napoléon Bonaparte le remarque et le nomme Commandant en chef de la flotte (194 navires et 19.000 hommes) destinée à transporter l’Expédition d’Égypte (de 1798 à 1801).

Bataille de la baie d'Aboukir (Egypte) 1798
Bataille de la baie d’Aboukir (Egypte) 1798

A la suite de la prise de Malte, il se dirige vers Alexandrie et après avoir échappé presque par miracle à la poursuite de Nelson, il arrive dans la rade d’Aboukir le 2 juillet 1798 (baie située à 23 Kms au nord-est d’Alexandrie) où il meurt.   En tant que marin d’Empire, son nom figure sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile, à Paris.