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Mine de lignite

La mine de lignite d’Aigaliers

Cette concession minière a été créée en avril 1830, pour Messieurs Vigne, Garel et Verdier De Serviers, mais elle fut peu exploitée jusqu’à ce que la Compagnie des Lignites d’Aigaliers soit créée et équipée pour l’exploitation d’une machine à vapeur et d’un puits en 1883. En 1890, la société change de statut et devient S.A des Mines et Lignites d’Aigaliers, mais suite à des difficultés, l’exploitation est arrêtée puis vendue à Hilarion De Roux en 1895. Elle sera à nouveau vendue et reprise entre 1923 et 1935 par la S.A Française des Essences et Pétroles, qui crée un second site d’extraction minière à 250 m. du premier, mais l’établissement sera de nouveau vendu à Joseph Mouret qui l’exploitera de manière artisanale pendant la guerre. Les installations seront démontées vers 1960. Sur le site ne restent aujourd’hui que des pans de murs et un trou, le reste d’un puits. Des bâtiments de 1923 ne subsistent que des murs de béton ou de brique, un transformateur, un hangar, les vestiges de la salle des machines, la dalle qui servait de base à l’atelier de préparation, et un petit bâtiment de compresseurs.

La mine située sur la commune de Serviers-Labaume fait partie de la concession d’Aigaliers qui fut accordée par ordonnance royale du 18 avril 1830, aux sieurs Garel, Robernier (Bruno Maiffredy de Robernier était le fils de Sylvestre et de Guillemine Verdier-de-Serviers) et Dupont. En 1838, Garel et Robernier rachetèrent la portion de Dupoux. En 1854 l’exploitation fut suspendue, jusqu’à la création de la Compagnie des Lignites d’Aigaliers qui creusa un puits et l’équipa d’une machine à vapeur en 1883. Vers 1890, cette société se transforma en S.A. des mines et lignites d’Aigaliers. Cinq ans après, ce fut Hilarion de Roux qui racheta la concession qui fut reprise de 1923 à 1935 par la S.A. Française des Essences et Pétroles. Après une période d’abandon, ce fut Joseph Mouret qui assura une exploitation artisanale pendant la guerre. Les installations furent démantelées vers 1960.

Le docteur Blanchard dont une rue d’Uzès porte son nom, est né à Saint Quentin le Poterie le 28 juillet 1876 Externe aux hôpitaux de Montpellier en 1898 et interne en 1900, il fut reçu docteur en médecine en 1903 et exerça à Uzès durant toute sa carrière.

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Les mineurs et tous ceux qui travaillaient sous terre, étaient exposés aux accidents qu’occasionnait la présence des gaz non respirables. Ils avaient surtout à redouter trois espèces de gaz très dangereux : le fou brison, fou sauvage ou lerou, le ballon, et la moflette ou pousse. Les deux premiers paraissent n’être autre chose que du gaz hydrogène. La moflette est composée en grande partie de gaz azote. (Extrait de l’Essai médico-légal sur l’empoisonnement par N. Leclerc, Lacassagne – 1803)