Sécheresse : Des restrictions très sévères sur les usages de l’eau sur une grande partie du Gard

La préfète du Gard a consulté le comité de suivi de la sécheresse le 2 août 2022 pour faire un point sur la situation hydrologique du département.

Après des mois de mai et juin dépassant ou approchant des records de température et affichant de forts déficits de précipitation, le mois de juillet se classe au 1er rang des mois les plus secs depuis 1959. Dans ces conditions, les tensions observées ces dernières semaines sur les ressources en eau se sont encore aggravées et s’étendent désormais sur la quasi-totalité du département. La situation est maintenant critique sur les bassins versants du Vidourle, de la Cèze, des Gardons et de l’Hérault dans le département du Gard.

Le soutien d’étiage du barrage de Sénéchas, en amont de la Cèze, non rempli en totalité au printemps, a été ajusté pour assurer au mieux les besoins exprimés par les différents usagers de l’eau, mais pourrait s’arrêter avant la fin de l’été.

Les conditions climatiques annoncées pour les prochains jours par Météo-France ne sont pas de nature à attendre un allègement des tensions observées.

La préfète du Gard a donc décidé de :

  • Classer les zones Gardons amont et Gardons aval, Cèze amont et Hérault gardois en crise,
  • Maintenir les zones Vidourle et Cèze aval en crise,
  • Maintenir la zone Ardèche gardoise en alerte renforcée ;
  • Maintenir la zone Dourbie-Trévezel en alerte ;
  • Maintenir la zone Vistrenque-Costières et Vistre en alerte;
  • Maintien la zone Rhône et Camargue gardoise en vigilance ;

Notre commune est à présent en situation de crise

Sur les communes en situation de crise, seuls sont autorisés l’abreuvement des animaux et les usages prioritaires de l’eau, concourant à l’alimentation en eau potable des populations, à la survie des espèces aquatiques, à la sécurité civile, et à la salubrité publique. Sur ces secteurs, des dérogations très limitées sont possibles après instruction conjointe de la Chambre d’agriculture et de la DDTM, pour des cultures à forte valeur ajoutée ou à forte sensibilité pouvant entraîner des pertes de fonds.

Des contrôles dans 15 communes, sur 350 parcelles agricoles, sur 574 parcelles de particuliers et sur 6 terrains de sports ont permis de vérifier l’application des mesures et de rappeler les consignes d’usage parcimonieux de l’eau en cette période de crise. D’autres opérations de contrôle seront reconduites.

Un nouveau point sur la situation hydrologique du département est programmé dans une quinzaine de jours.